samedi 10 juin 2017

De Nice à Paris


Comme je vous l'avez déjà dit ici, contrairement à tous les bobos chics qui vantent le bon vivre à Paris moi je me suis toujours dit que jamais, mais jamais je n'irais vivre à Paris. Lors de mes candidatures pour les masters, gardant ma bonne ligne de conduite, j'ai postulé dans plusieurs villes où on peut se demander ce qu'il y a bien à faire là-bas. J'essayais de m'imaginer ce que je pourrais faire les week-ends à part X fois le tour du centre ville, mais je préférais cette idée où je pouvais me trouver un logement convenable pas trop cher avec lequel je m'en sortirai plutôt que d'aller sur la capitale où les loyers pour une minuscule chambre de bonne sont exorbitants.

Mais le destin n'en à rien à faire de ce qu'on veut ou pas. Lui quand il a décidé quelque chose, même si on fait tout pour l'inverse, il ne met en pleine poire là où on ne peut pas l'éviter. Donc le drame de ma vie arriva, aucune des facs ne m'avez accepté, et ce n'est pas comme si je n'avais postulé que dans une seule. Pleurs et grosse grosse déprime, que va devenir ma vie sans ce diplôme, de toute façon je ne suis qu'une grosse nulle qui ne sait rien faire. Puis une copine, que le destin aura à mon avis pour me remettre sur mon droit chemin, m'a dit qu'une fac de Paris acceptait encore les candidatures. Bon on parle bien de Paris là, mais bon c'est ma dernière chance, je regretterai de ne pas la saisir. Je postule donc en n'y croyant pas une seule seconde, si tout le monde m'a refusé pourquoi Paris m'accepterait. Après un été des plus pourris et déprimant de ma vie, je reçois fin septembre, une convocation pour un des masters. Ni une ni deux, l'entretien se fait, je suis prise, MIRACLE, et je commence dans 4 jours ! Mais là encore, le destin sait très bien ce qu'il fait... Mon oncle qui vit à Neuilly-sur-Seine, belle banlieue bourgeoise de Paris, se retrouverait tout seul, après le départ de son fils en Angleterre, et a proposé de m’héberger sans demander de loyer !!! Bon bah voilà, finalement je suis bien contente d’atterrir sur Paris, je n'ai même pas besoin de chercher un boulot à côté !
Bon bon, on s'en fou de ta vie, parle nous un peu de Paris me direz-vous !


En bonne sudiste, ce que je redoutais le plus à Paris c'est le temps, la pluie, le vague à l'âme. Je débarque à Paris le dimanche 2 Octobre, donc autant vous dire qu'à Nice j'étais encore en short, tee-shirt et sandales. Et là, au bout d'une semaine, vite je dois mettre une manteau sans avoir vraiment eu le temps de passer par le blazer ! Donc ça commence bien , mes craintes étaient confirmées. Donc bonjour la grisaille et le froid, heureusement les grosses pluies ne sont pas tout de suite arrivées. Donc au revoir soleil et lumière, je vous attend avec impatience. Bon aujourd'hui nous sommes début juin, le soleil à repointé le bout de son nez, mais les températures sont de belles farceuses puisqu'elles nous font des va et vient. Mais le ciel d'hiver est vraiment gris avec parfois une percée de lumière.
Mais au delà de la météo, elle n'est pas belle la vie à Paris ? Je ne le nie pas, Paris est une ville magnifique, majestueuse et onirique avec tous ses monuments gargantuesques qui en font son histoire. Je reste toujours fascinée devant la démesure de ces monuments, qui n'oublions pas ont été construits à des époques où toutes technologies et grues n'existaient pas.



En plus de ça, Paris est grande, très grande ! Nice est dérisoire à côté, pas la peine de faire la fière, on en a fait le tour en 10 minutes. Alors qu'à Paris, il y a toujours quelque chose à découvrir, au moins chaque week-end j'avais quelque chose à faire, et aujourd'hui encore je découvre de nouveaux lieux. C'est clair que pour tous les branchés qui adorent faire la tournée des pubs, aller au concerts, aux spectacles, aux musées, là il y a de quoi faire, ici on n'est pas limité par notre petit cours Saleya et notre petite salle du palais de la Méditerranée.
On se moque de Nice là, mais ce que Paris n'a pas, c'est la mer ! Voilà l'un des plus gros points faibles de Paris. Je trouve un peu étouffant de vivre dans une ville centrale, où l'on ne peut pas prendre un grand bol d'air frais. Se balader en bord de mer, voir des nuances bleu s'étendre sur l'horizon, écouter le bruit des vagues, sentir l'iode, tout ce qui peut nous apaiser, est cruellement manquant. La seine est ridicule à côté, avec son eau toute dégueulasse, et je ne trouve pas ça suffisant. Bien que Paris soit assez vert grâce à tous ses jardins, il n'y a pas assez de nature qui permet de nous évader un peu et de changer d'air, surtout lorsque la population est à son paroxysme. Lors des pics de pollution, et il y a en a eu pas mal cette année, on ne voyait même plus le haut de la tour Eiffel et ce n'est pas une blague, littéralement cachée par cette énorme couche de pollution que nous respirons. Quand on voit ça on se demande si on a vraiment besoin de sortir et la nature nous manque beaucoup.


En dépit de ces points négatifs, je ne regrette finalement pas d'avoir vécu 9 mois à Paris. C'était finalement l'une des villes idéales pour voir ailleurs et vivre une belle expérience. La capitale nous offre toutes ses merveilles et il ne fait aucun doute qu'elle est une des plus belles villes du monde. Mais sudiste de naissance, d'âme et de cœur, il m'est inenvisageable de songer de vivre à Paris...
Et vous, aimeriez-vous vire à Paris ? ou dans une autre ?

3 commentaires:

  1. Je pense qu'il faut parfois savoir partir pour mieux revenir ;-)
    Tu apprécieras d'autant plus ta ville. Et il est bon d'ouvrir un peu son horizon, savoir comment vivent les gens ailleurs, faire des rencontres un peu différentes, s'ouvrir à autre chose...
    En tout cas, je te souhaite un bon retour!

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    1. Oui j'avais besoin de partir pour voir autre chose. Je savais que j'aimais Nice mais cette expérience n'a que renforcé mon amour pour cette ville :)

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